EXPOSURE par David Präkel


 Édition AVA Academia

Vous trouverez dans ce livre :

  • Basic theory
  • Light itself
  • What is a good exposure?
  • Histograms
  • Contrast
  • Stops
  • Reciprocity
  • Exposure value (EV)
  • Subject brightness range (SBR)
  • Over and underexposure
  • Clipping
  • Key
  • Speed and sensitivity
  • Exposure index (EI)
  • Filters
  • Shutter speed and time
  • Motion and time
  • Neutral density (ND) filters
  • Filters to extend time
  • Types of shutter
  • Creative use of shutter speed
  • Aperture and depth
  • F-numbers and stops
  • Depth of field (DOF)
  • Creative use
  • Meters and metering
  • Type of exposure meter
  • Reflected versus incident light meters
  • Exposure value compensation (EV)
  • Other light meters
  • So why not do it in Photoshop
  • Dynamic range
  • Graduated neutral density (Grad ND) filters
  • RAW files
  • High Dynamic Range (HDR)
  • The zone system
  • Pushing and pulling film
  • Local exposure control
  • Special cases
  • Technical versus subjective exposure
  • Back and rim light
  • White balance
  • Winter weather
  • Flash
  • Close-up
  • Infrared
  • Open shutter
  • Multiple exposures
  • Extreme lighting

a propos de mon Panasonic Lumix G9

 

Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours eu un Canon comme appareil photo. Canon fut l'un des tout premiers à offrir un DSLR, ce qui explique probablement pourquoi je suis resté fidèle à cette marque. Depuis, j'ai investi dans de nombreuses lentilles de Canon.

J'attendais avec impatience le lancement du premier appareil sans miroir de la marque, mais cela a pris du temps avant qu'ils n'offrent une gamme de produits de qualité. C'est pourquoi j'ai finalement opté pour Panasonic, notamment en raison des nombreuses lentilles fabriquées par Leica.

Leica, quant à eux, ne produit que des caméras mécaniques, et le fait que Panasonic ait été mandaté pour développer leur version électronique a certainement renforcé ma décision de me tourner vers eux dès le départ.

En termes de spécifications, mon G9 est loin d'être en reste :

  • Résolution maximale de 5184 x 3888
  • Capteur de 22 mégapixels
  • Type de capteur : CMOS
  • ISO : Auto (200 à 256000) et en étendu (100 à 25600)
  • Balance des blancs : 5 crans
  • Stabilisation d'image : dans le boîtier et possible sur certaines lentilles, jusqu'à 5 crans
  • Nombre de points de focus : 225
  • Vitesse d'obturation minimale : 60 secondes
  • Vitesse d'obturation maximale : 1/8000
  • Vitesse d'obturation électronique maximale : 1/32000
  • Vitesse de rafale : 20 fps
  • Compensation d'exposition : 5 crans (1/3 de step)
  • AE Bracketing : 3 crans

Sur le terrain, l'appareil est léger, et l'absence de filtre passe-bas confère une clarté remarquable aux photos dès leur prise de vue. De plus, la stabilisation sur 5 axes est un véritable atout.

Il est vrai que cet appareil est légèrement coûteux, mais je n'ai jamais regretté les photos prises avec. Le nombre d'images cristallisées avec cet appareil dépasse de loin tous les autres appareils photo que j'ai possédés jusqu'à présent.

Technique du filé

La technique du filé constitue une composition où la scène est floue, tandis que le sujet se démarque par sa netteté.

Le temps de pose et la vitesse de l'obturateur doivent être les plus lents possible. Par exemple, 1/30 de seconde. Plus la vitesse de votre obturateur est lente, meilleur sera le résultat.

Voici les étapes corrigées pour la technique du filé :

  1. Utilisez le mode manuel ou le mode priorité à la vitesse de votre caméra.
  2. Sélectionnez une vitesse lente, par exemple 1/60 de seconde pour débuter. Lorsque vous serez plus à l'aise, essayez 1/30 ou même 1/15 de seconde.
  3. Anticipez le mouvement de votre sujet sur une certaine distance.
  4. Effectuez une mise au point sur le sujet en mouvement et appuyez à moitié sur le déclencheur.
  5. Suivez le mouvement de votre sujet en maintenant le bouton du déclencheur enfoncé à moitié.
  6. Lorsque votre sujet atteint l'emplacement que vous avez préalablement anticipé à l'étape 3, appuyez complètement sur le déclencheur pour prendre la photo.


V1 - Quel objectif pour photographier la danse sportive?

Avant de répondre à cette question, posez-vous ces questions :

  1. Quelle sera ma distance me séparant du sujet ?
  2. Mon sujet sera-t-il en mouvement lent ou rapide ?
  3. La scène sera-t-elle suffisamment éclairée ?
  4. Aurai-je besoin d'utiliser un flash ?

Je vous fais part de ma première expérience. En général, vous serez à moins de 5 à 15 pieds de votre sujet. Votre sujet sera en constant déplacement. Après tout, c'est une compétition de danse et non de mime.

En général, les organisateurs de l'événement opteront pour quelques jeux de lumière, et tout dépend de leur budget. Dans une salle d'hôtel, attendez-vous à beaucoup plus qu'une petite compétition dans un gymnase. Quant au flash, sachez que si vous n'êtes pas le photographe officiel de l'événement, son utilisation sera à votre discrétion.

Attention à ne pas bombarder votre sujet d'un flash direct. Pour ma part, j'apprécie de loin l'émotion qu'apporte la lumière naturelle.

N'oubliez pas que l'important sera de figer le mouvement de vos sujets et d'avoir une lentille lumineuse.

Je vous suggère :

  • Un objectif 70-200mm avec une ouverture à f/2.8
  • N'hésitez pas à utiliser l'ISO ; pour ma part, j'ai été jusqu'à 6400 ISO.
  • Le flash à votre discrétion
 

Quel objectif pour photographier le Hockey professionnel?

Cette réflexion m'est venue à l'esprit suite au match du Rocket de Laval que j'ai vu le vendredi 13 octobre 2017 à la Place Bell. Notre club-école a gagné le match en prolongation, 8 à 7.

Voici la réponse à cette question. De façon générale :

  • Un objectif 70-200mm est l'idéal.
  • De préférence, un objectif avec une lentille très lumineuse avec une ouverture à F2.8.
  • Vous aurez peut-être à jouer avec l'ISO entre 2500 et 5000, selon l'éclairage de la patinoire.
  • Pour obtenir des images bien nettes, positionnez la vitesse d'obturation à 1/1250 ou simplement un peu plus que la longueur focale de votre objectif.

Petit truc : sur-exposez d'au moins un cran.

Technique pour obtenir un Low-key et High-key

Je conseille à tout photographe amateur de suivre un cours sur le low-key et le high-key. Ce type de cours permet d’avoir un regard nouveau sur l’ombre et la lumière, car une bonne partie de ces concepts est basée sur la tonalité (le degré entre les ombres en low-key et les hautes lumières en high-key).

Pour ma part, j'ai suivi le cours de Michel Proulx à Montréal en mars 2020.

Paramètres de votre appareil photo :

  • Format d'image : En mode JPG (le format RAW ne sert à rien pour ce type de cours).
  • Mode : Configurez votre caméra en mode NOIR et BLANC.
  • Correction automatique des luminosités : À OFF.
  • Réduction du bruit des longues expositions : À OFF.
  • Priorité aux hautes lumières : À OFF.
  • Posemètre : Placez-le en mode SPOT pour un meilleur contrôle. 

À droite, exemple d'une image en high-key et à gauche, une image en low-key. Les deux images ont été prises l'après-midi en plein soleil vers 15h30.

Le posemètre dans tout ça :

  • Low-key : Placez le point de focus sur une zone de l'image qui est très claire (haute lumière), ce qui aura pour effet d'assombrir l'image.
  • High-key : Placez le point de focus sur une zone de l'image qui est très foncée (basse lumière), ce qui aura pour effet d'éclaircir automatiquement l'image.

Pour obtenir une image nette, vous devrez maîtriser la technique de verrouillage de votre focus (voir le manuel d'utilisation de votre appareil photo).

Toute cette théorie de la tonalité de la lumière est représentée par le nombre de crans que l'on peut percevoir ou que votre capteur peut percevoir.

À savoir sur le nombre de crans :

  • L'œil humain peut percevoir environ 22 crans.
  • Les capteurs de nos caméras photos peuvent voir un intervalle de 6 à 8 crans.

Pour valider le nombre de crans de votre appareil, consultez ce site : photonstophotos.net.

Vous pouvez jouer avec le nombre de EV (- ou +) pour intensifier votre high-key ou low-key.


Si vous avez aimé l'article, merci de me laisser un petit commentaire.


Photographie équestre

Aujourd'hui, j'ai pris mes premières photos de chevaux aux Écuries Vallée des Bois, situées au 389 rang St-Antoine, Ste-Dorothée à Laval, H7K 6E8, Québec, Canada.

Pour contacter l’écurie : téléphone : (450) 627-2785 ou email : info@ecuriesvalleedesbois.com



Bien que cette journée ait été partiellement nuageuse, cela ne m'a pas empêché de prendre plusieurs bonnes photos.

À savoir sur le matériel :

  • OBJECTIF : Je suggère un objectif 70-200mm ou 100-400mm.
  • VITESSE : Sélectionnez la priorité vitesse sur votre caméra. Pour ma part, toutes les photos ont été prises à une vitesse de 1/1000 s.
  • ISO : Entre 100 et 1600.
  • OUVERTURE : Pour des images entièrement nettes, je recommande une ouverture minimale de F/8 ou plus.
  • FOCUS : Utilisez l'autofocus en mode IA Servo pour que le focus suive le sujet en mouvement constant.
  • MESURE DE LA LUMIÈRE : Placez-vous en mesure pondérale centrale.
  • FLASH : Ne jamais utiliser de flash, car cela peut agresser les chevaux et déranger les cavaliers dans leur routine.

Défis Abeille du Fonds de Solidarité

Aujourd'hui, j'ai été piqué pour la première fois par une abeille. C'est normal, elle ne faisait que défendre sa reine, surtout que l'on venait de lui prendre tout son miel.  

Les photos en valaient-elles vraiment la peine ? À vous d’en juger !



Défis Black and white picture around the house

Le jeu Gurushot (défi : Powerful B&W) m'a permis de mettre en pratique la prise de photos en noir et blanc directement.



Pour cette petite séance photo, j'ai utilisé mon Panasonic Lumix GX9 et laissé de côté mon Canon. J'ai fait usage de mes deux objectifs Zuiko suivants : 12-40mm f2.8 et 60mm macro f2.8.

Voici quelques photos prises. Qu'en pensez-vous ?



configuration de ma caméra de cette façon :
  • Quality to JPG high
  • Photo style to Monochrome (all set at 0)
  • i.Dynamic to Off
  • I.Resolution to Off
  • and manual mode

Défis Samedi 15 octobre 2016 - Giant de Saint-Jean 42 vs Nomades de Montmorency 28

Samedi à 13 h, la musique est à fond, le soleil est au zénith, et les Nomades de Montmorency reçoivent les Giants de Saint-Jean. Malgré la défaite écrasante de 42 à 28, ils n’ont jamais lâché prise..



Défis Match d'hockey du Rocket de Laval - 13 octobre 2017

 


« J'adore photographier le sport ! Cela me permet d’aiguiser mon sens de l’anticipation. Car au-delà de l’image du début, qui cachait une merveilleuse histoire, les Rocket ont tout donné pour remporter le match 8 à 7. »

« Et l'action dans tout ça ?

En tant que photographe de sport, vous devez capturer chaque moment clé, tels que les mises en échec, les débuts de combat, les mises au jeu et les échappées. »




Photographie culinaire

 Ce qu'il est important de savoir sur la photographie culinaire, c'est que pour obtenir une bonne composition, peu importe l'appareil que vous utilisez, vous pouvez obtenir de bons résultats. Ce qui compte vraiment, c'est la composition que vous réalisez. 


Premier conseil : soigner les détails. Vous aurez donc compris que chaque élément est important, que ce soit au niveau du premier plan ou de l'arrière-plan.

Liste de matériel :

  • Une caméra DSLR
  • Des objectifs 50mm, 100mm macro ou un téléobjectif 70-200mm, de préférence lumineux avec de grandes ouvertures comme F1.2, F2.8
  • Un bon trépied pour vous assurer d'une bonne stabilité et garantir la netteté de vos compositions
  • Un ou des réflecteurs pour modeler la lumière ambiante
  • Un flash et une lumière d'appoint
  • Un déclencheur à distance

Si vous souhaitez obtenir des photos avec un fort impact visuel, vous devez maîtriser la manière de modifier l'ouverture de votre appareil photo. L'ouverture est le premier élément clé.

Défis Street photography - Montréal 27 mars 2020

Aujourd'hui, j'ai expérimenté avec quelques photos de rue. Ah! Si vous vous posez la question, est-ce que j'avais mon appareil photo avec moi ? Eh bien non, j'ai utilisé mon iPhone XR pour prendre l'ensemble de ces photos.


Le sort en a voulu ainsi, puisque j'accompagnais ma compagne à un rendez-vous médical. En raison de l'engouement entourant le CORONAVIRUS, alias COVID-19, les accompagnateurs ne pouvaient pas rester dans la salle d'attente de la clinique. J'ai donc fait le tour du quartier.


Défis compétition hippique

Je t'ai dit nom - n'insiste pas


 « J'adore la photo ci-dessus, de cette chute de la cavalière. L'histoire de cette photo est assez impressionnante. La cavalière a tellement essayé de passer cette épreuve avec son cheval, qui ne voulait rien entendre.

À chaque tentative, son cheval s'arrêtait brusquement devant cette barrière. Elle a tellement insisté que ce qui devait arriver, arriva. Heureusement, elle ne s'est pas fait mal. Une chose m'a beaucoup marqué : tout cet amour donné à leur cheval.

C'était ma toute première séance photo lors d'une compétition équestre. »

Technique pour bien comprendre la LUMIÈRE pour mieux exposer


En 1826, l’ingénieur français Joseph Niépce réussit à fixer sur une plaque une image, et il fut dès lors reconnu comme l’inventeur de la photographie.

Photographie signifie en grec photos (lumière) et graphein (écrire, peindre), ce qui fait de la photographie l'art de peindre avec la lumière. C'est pour cette même raison que j'aime à croire que chaque image que l'on capture raconte une histoire unique, et que derrière chaque photo se cache un récit qui ne demande qu’à être vu et/ou raconté.
Si vous désirez être un bon photographe, vous devez bien comprendre la lumière, car tout part d'elle. Que ce soit le soleil, une lampe d'intérieur ou la lueur d'un feu de camp, la lumière voyage jusqu'à votre appareil à travers l'objectif pour enfin atteindre le capteur, qui la capture. Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, vous venez d’avoir un bref aperçu des éléments que nous contrôlons et qui influencent l'exposition. Pour bien comprendre l'exposition, il faut connaître les six aspects de la lumière qui peuvent être combinés pour composer une image.

Les six aspects de la lumière :

  1. La lumière à sa source : La lumière est l'aspect le plus important de la photographie. Elle découle d'une portion électromagnétique que l'on appelle le spectre de la lumière visible, car c'est ce même spectre qui vous permet de percevoir les couleurs. On dira que la lumière possède sa propre intensité.

  2. La lumière a une durée : Selon sa source, la lumière a une durée. Qu'elle soit continue ou compensée par une source externe comme un flash, elle aura une durée et une intensité.

  3. La lumière se réfléchit, se transmet ou s'émet : Selon la matière qu'elle rencontre sur son chemin, la lumière peut se comporter différemment (passer au travers, réfléchir, absorber, etc.). C'est pour cette raison que nous utilisons divers matériaux pour la modeler, la modifier, l'adoucir ou la réfléchir.

  4. La lumière passe par l'objectif : Vous pouvez contrôler son intensité et son exposition par l'ouverture du diaphragme. Plus l'ouverture est grande, plus de lumière entre. Plus l'ouverture est petite, moins la lumière entre. Avec l'aide de filtres spéciaux, vous pouvez également changer l'aspect et/ou l'intensité de la lumière.

  5. La lumière passe à travers l'obturateur : Selon la vitesse choisie, vous contrôlez la durée pendant laquelle la lumière atteint le capteur. C'est pourquoi il est important de choisir un appareil photo qui offre une large gamme de vitesses, allant de 30 secondes à 1/8000e de seconde (certains appareils sans miroir peuvent même atteindre 1/16000 ou 1/32000).

  6. La lumière est capturée par le capteur : Plus vous augmentez l'ISO, plus votre capteur devient sensible à la lumière.

Balance des blancs

La balance des blancs est un outil essentiel pour bien gérer la manière dont votre appareil photo traite la lumière. Lorsque nous observons un objet, nos yeux perçoivent la lumière et notre cerveau interprète les couleurs. Quand cette lumière change (ampoule, soleil, néon, etc.), notre cerveau est capable de corriger les informations pour nous permettre de percevoir les couleurs telles qu'elles sont.

Les capteurs de nos appareils peuvent effectuer cette correction, mais il arrive parfois qu'ils se trompent. C’est à ce moment que vous pouvez utiliser la correction de la balance des blancs pour ajuster les couleurs. Cela consiste souvent à photographier une carte grise afin de calibrer correctement la couleur.

Chaque source lumineuse a une prédominance de couleur :

  • Ciel bleu = couleur froide, bleu
  • Temps clair voilé = couleur froide, blanc
  • Ciel clair ensoleillé = couleur chaude, orange
  • Flash électronique = couleur chaude, blanc
  • Lever et/ou coucher de soleil = couleur chaude, rouge

Technique pour obtenir l'exposition parfaite ou l'image parfaite


Qu'est-ce qu'une bonne exposition ou une image parfaite ? Certains diront qu'une exposition parfaite découle de l'emploi correct des trois grandes fonctions d'un appareil photo. Cela vous permet d'obtenir une exposition correcte, c'est-à-dire l'emploi approprié de l'OUVERTURE (APERTURE), de la VITESSE (SHUTTER) et de l'ISO. En réalité, ces trois fonctions sont en constante interaction et équilibre. Il est donc important de comprendre ce fameux triangle de l'exposition.

Vous aurez donc compris que pour obtenir une bonne exposition ou une image parfaite, il est essentiel de bien comprendre la lumière, car tout part de cette lecture de la lumière. L'interprétation que vous ferez de la lumière définira le résultat final de votre image.

C'est seulement à partir de là que l'on peut définir votre image comme de l'art, car l'interprétation de l'image que vous ferez sera modelée selon ce que vous souhaitez qu'elle soit (de votre anticipation) et de la manière dont vous voulez qu'elle soit perçue par les autres.

Ainsi, vos trois grandes fonctions — ouverture (aperture), vitesse (shutter) et ISO — vous serviront à modeler votre image :

  • Afin qu'elle soit plus claire
  • Afin qu'elle soit plus sombre
  • Afin qu'elle soit plus nette
  • Afin qu'elle soit plus floue
  • Afin qu'elle soit plus granuleuse
  • Afin qu'elle soit moins granuleuse
  • Afin qu'il y ait peu de profondeur de champ
  • Afin qu'il y ait plus de profondeur de champ
  • Afin d'avoir un mouvement net et bien défini
  • Afin d'avoir des mouvements avec un effet de flou
  • Afin d'avoir une image complètement surexposée (high key)
  • Afin d’avoir une image complètement sous-exposée (low key)

L'exposition parfaite que vous recherchez concerne la quantité de lumière que vous, en tant que photographe, évaluez. Autrement dit, la quantité de lumière mise à votre disposition. Elle sera sombre ou claire, dure ou douce, selon sa source initiale. Vous serez toujours en mesure de la modeler (en ajouter, en arrêter la diffusion, l'adoucir, etc.). Cette même lumière vous apportera des ombres que vous pourrez contrôler.

Retenez ceci : si une source de lumière est en hauteur, elle créera de fortes ombres (dures ou douces) sur le sujet qui sera dans son chemin. Cela implique que la lumière suit une direction, et sans cette lumière, il serait impossible de voir les dimensions. La lumière, lorsqu'elle croise un sujet, définit la texture de celui-ci sur son passage.

Si vous placez un sujet devant une source de lumière, cela créera un contre-jour (backlight) qui résultera en la création de silhouettes du sujet placé devant.

Selon la source et/ou la période de la journée, la lumière aura une couleur qui lui est propre. D'où l'importance d'effectuer la balance des blancs afin d'obtenir les bonnes couleurs. Seules les couleurs du spectre des lumières visibles sont perceptibles par l'œil humain, et cette plage varie de 400 à 700 nm (nanomètres).



Cette même lumière aura une température exprimée en degrés Kelvin, allant des couleurs chaudes aux couleurs froides.


Ce qui m'amène à poser cette ultime question de nouveau : QU'EST-CE QU'UNE EXPOSITION PARFAITE ? Certains diront qu'une exposition parfaite est celle qui montre l'image identique à la scène prise en photo. D'autres diront que cela dépend de l'émotion que vous souhaitez représenter. Je ne crois pas qu'il y ait une réponse unique à cette question.

Pour tendre vers cette exposition parfaite, vous aurez accès à certaines ressources de votre appareil photo et devrez appliquer certaines règles de base pour la composition de votre image. Ainsi, ce fameux triangle OUVERTURE/VITESSE/ISO est très important pour vous à ce stade. Il est crucial de connaître les notions et/ou paramètres qui vous permettront de modeler l'image selon ce que vous avez anticipé :

  • plus nette versus plus floue
  • plus sombre versus plus claire
  • plus de détails versus moins de détails
  • plus granuleuse versus moins granuleuse

Toujours en fonction de la lecture de la lumière que vous avez faite, vous aurez le choix de travailler avec la lumière naturelle ou de la modeler avec des sources externes, telles qu'un réflecteur, un flash, etc.

L'HISTOGRAMME sera votre tout premier outil pour savoir si votre image est sous-exposée ou surexposée, c'est-à-dire si elle a assez de lumière ou pas.


En général, les histogrammes sont affichés sur 5 stops, de 0 à 255 pixels d'intensité, où :

  • 0 est défini par la couleur noire,
  • 128 est le juste milieu d'un gris parfait,
  • 255 est défini par la couleur blanche.

Il est toujours plus facile de récupérer des détails quand la courbe de votre histogramme tend vers la gauche, du côté plus sombre. Tandis que si votre histogramme tend vers la droite, il sera pratiquement impossible de récupérer des données qui sont surexposées (complètement brûlées) en post-production avec un logiciel de traitement d'image.

Malheureusement, aujourd'hui, une image qui fonctionne bien est une image avec un beau contraste (le contraste se définit comme étant la différence entre les zones sombres et les zones claires). Une belle image contrastée se reflétera sur votre histogramme par une courbe en plein centre.

Donc, pour régler l'exposition, vous devez ajuster 3 paramètres (vitesse/ouverture/ISO) qui définissent l'EXPOSITION, c'est-à-dire la quantité de lumière captée par l'appareil. Il s'agit de la vitesse d'obturation, de l'ouverture (la taille de l'orifice qui laisse passer la lumière exprimée en f/) et de la sensibilité (ISO) qui détermine le degré de sensibilité du capteur. Plus un capteur est sensible (plus la sensibilité est élevée, par exemple 6400 ISO), moins vous aurez besoin de lumière pour obtenir une exposition parfaite.

L'OBJECTIF est de loin l'outil qui a le plus d'impact sur l'exposition et la façon de modeler la lumière. Il aura un comportement différent en fonction de la longueur focale de votre objectif (macro, grand angle, téléphoto, etc.). De tous les outils, c'est celui sur lequel vous devez vous familiariser avec les ouvertures du diaphragme et les différents nombres f/.

Vous avez sûrement entendu parler de la notion de STOP : avancer d'un stop double la lumière et reculer d'un stop divise la lumière par 2. Cette notion de stop découle originellement du fournisseur Andrew Ross & Co., opticien basé à Londres au début du 19e siècle et inventeur des Waterhouse stops, qui étaient un ensemble de 6 lamelles à l'intérieur des objectifs formant l'ouverture. Plus une lentille a de lamelles pour former le rond de l'ouverture exprimé en f/, plus celui-ci sera beau et vous donnera un joli bokeh.



Plus le chiffre est bas, comme f/1.2 par exemple, plus le rond sera grand et plus de lumière vous aurez, ainsi que moins de profondeur de champ. Inversement, plus ce chiffre sera élevé, comme f/22, plus le rond sera petit, donc moins de lumière vous aurez et plus grande sera votre profondeur de champ. Sachez que vous pouvez uniquement sélectionner les nombres de f disponibles avec votre objectif. D'où l'importance d'opter pour des objectifs dits lumineux, tels que ceux avec une ouverture de f/1.2 à f/2.8, considérés comme très lumineux.

Ainsi, l'objectif vous permettra d'avoir une image :

  • plus grande (grand angle de 16 mm à 24 mm),
  • plus juste, ou plus proche de la réalité (50 mm),
  • plus étroit (téléobjectif ou super objectif de 70 mm à 200 mm, 400 mm et plus),
  • plus gros (lentille macro),
  • plus claire et avec peu de profondeur de champ (grande ouverture de f/1.2 à f/4),
  • plus sombre et avec beaucoup de profondeur de champ (petite ouverture de f/16 à f/32).

Si utilisé avec un filtre, il est possible de modeler la lumière autrement.

Alors, quand on vous demande d'avoir une grande ouverture, cela fait référence au diamètre du rond qui laisse passer la lumière et non au petit chiffre associé à celui-ci, par exemple f/1.4. Vous remarquerez que plus le nombre de f/ est petit, plus le rond de l'ouverture sera grand, et inversement, plus le chiffre est grand, plus le rond sera petit (petite ouverture).


Ici, l'ouverture fait référence à l'orifice qui forme le petit trou qui laisse passer la lumière à travers votre objectif, généralement exprimée par le nombre de f/ du diaphragme. Plus grande est votre ouverture (plus grand est le rond de l'orifice), plus de lumière vous laissez passer vers le capteur, donc plus la quantité de lumière est importante, ce qui vous permettra d'employer des vitesses plus élevées (souvent utilisées pour les images d'action). Une ouverture de f/3.5 et moins est considérée comme une grande ouverture, tandis qu'une ouverture plus petite, comme f/22 à f/11 par exemple, laisse passer moins de lumière, rendant l'image plus sombre mais augmentant la netteté du premier plan vers l'arrière-plan.

Le second outil en importance sera la VITESSE D'OBTURATION, qui est associée aux paramètres de votre appareil photo. Assurez-vous que l'appareil que vous achetez couvre au minimum la plage de vitesses de 30 secondes à 1/8000e de seconde.

La VITESSE se définit par sa durée dans le temps. Elle est capable de figer ou non l'action. La vitesse est l'outil le plus incroyable pour la créativité. Il suffit de regarder l'image initiale pour en comprendre toute sa portée.



Son fonctionnement est assez simple. Plus les secondes sont longues (30 secondes par exemple), plus de lumière vous laissez passer, et plus l'image sera claire. En revanche, une exposition longue rendra l'image plus sensible aux mouvements (risque de flou). Inversement, plus la vitesse d'obturation est courte (1/8000 de seconde par exemple), moins de lumière vous laissez passer, et plus l'image sera sombre. En contrepartie, l'exposition sera moins sensible au mouvement, ce qui rendra l'image plus nette (action figée).

Ainsi, la vitesse vous permettra de :

  • Obtenir des images floues
  • Figuer l'action
  • Créer des images en filé
  • Adoucir une chute d'eau
  • Capturer la noirceur et/ou l'obscurité
  • Compenser le manque de lumière avec une exposition longue

La vitesse est l'outil qui vous permettra d'être plus créatif avec vos images. Si vous combinez la VITESSE et l'OUVERTURE, cela vous offre encore plus de possibilités pour obtenir une exposition parfaite. Une règle découle de cette combinaison : la RÉCIPROCITÉ. Pour simplifier, pour chaque combinaison d'ouverture (nombre de f) et de vitesse d'obturation (de 30 sec à 1/8000 sec), il existe une combinaison équivalente qui vous donnera la même EXPOSITION. Si vous avancez d'un stop, vous doublez l'ouverture et la vitesse, et si vous reculez d'un stop, vous réduisez de moitié l'ouverture et la vitesse.



Autrement dit, si vous prenez une photo, vous aurez autant de possibilités qu'offre votre objectif en ouverture et autant de possibilités de vitesse d'obturation que permet votre appareil photo. Dans cet exemple, mon image a été prise initialement à f/1.8 (ouverture maximale de mon objectif), 1/15 de seconde, ISO 125. Comme vous pouvez le constater, l'EXPOSITION est la même sur chacune des images.


La SENSIBILITÉ (ISO)

L'ISO mesure la sensibilité à la lumière du capteur de votre appareil photo. Plus la valeur est élevée (6400 et plus), plus votre appareil sera sensible à la lumière et plus vous serez en mesure de prendre des images en faible lumière. Cependant, une ISO plus élevée entraîne également plus de bruit (grain) dans l'image.

Certains appareils vous permettent de contrôler le maximum de l'ISO lorsque celui-ci est en mode automatique. Il est fortement recommandé de valider le niveau d'ISO que vous êtes prêt à accepter. Chaque fois que vous doublez l'ISO, vous doublez sa sensibilité à la lumière.

L'ISO doit être utilisé en dernier recours pour obtenir l'exposition parfaite. Les appareils Canon sont réputés pour leur traitement élevé de l'ISO, produisant moins de bruit.


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